La peinture sous verre, ou fixé sous verre, se distingue des techniques du vitrail car elle s’effectue à froid. Elle consiste à peindre ou coller des motifs au verso d’une vitre, souvent à partir de gravures, ce qui en a fait un art populaire.

Des traces archéologiques montrent que cette technique était déjà maîtrisée par les Byzantins, qui l’ont diffusée en Europe avant de transmettre leur savoir-faire aux Vénitiens au XIIe siècle.

La peinture sous verre connaît son apogée en Europe entre 1750 et 1850, favorisée par deux avancées techniques : l’obtention de la limpidité du verre et le développement de l’estampe. La Bohème (Tchéquie) devient alors un centre important de production, jusqu’à la Première Guerre mondiale. En France, l’Alsace et la Lorraine sont particulièrement touchées mais l’essor de l’impression sur papier et de la chromolithographie (impression en couleur) limite sa diffusion.

Les deux guerres mondiales entraînent le déclin de cette pratique, provoquant la disparition progressive de nombreux objets et décors, notamment dans les commerces. Toutefois, cet art reste vivant, notamment chez des artistes contemporains et dans certains pays émergents ouverts au tourisme (continent africain).

La technique repose sur une peinture en couches successives appliquées en ordre inversé : les détails et reflets d’abord, puis l’arrière-plan. Une fois la vitre retournée, l’œuvre apparaît, protégée et mise en valeur par le verre, offrant des effets lumineux et éclatants.
Des artistes (comme Laure Chagnon) s'inspirent de cette technique pour créer des œuvres contemporaines.