Le buvard est un objet du quotidien qui a progressivement disparu au cours de la seconde moitié du 20ème siècle.
Apparu au début du 19ème siècle, le papier buvard doit son origine à un oubli : John Slade, « maître-papetier » oublie de gélatiner une fabrication de papier qu'il juge alors inutilisable. Très vite, il s'aperçoit que ce qu'il croyait être destiné au rebut, renferme des possibilités absorbantes non négligeables. S'ouvre alors la perspective d'un nouveau marché car il va devenir le sous-main destiné à sécher instantanément le surplus d’encre lorsqu’on écrit.
Au cours du 20ème siècle, les buvards vont devenir d'excellents supports pour la réclame. Il en sera de même pour les protège-cahiers illustrés qui seront accompagnés des fameuses « anti-sèches » : tables d'addition, de soustraction et de multiplication.
Ce sont plus de deux cents buvards et protège-cahiers des années 1950 (collection Guiu) qui viennent enrichir les archives documentaires du musée du Veinazès. Comme les nombreux objets populaires (thèmes de l'enfance et de l'hygiène) donnés par la famille Guiu, cet ensemble pourra être présenté dans le cadre du parcours permanent ou des expositions temporaires de la future extension prévue au musée.